Blog myASPnews de Maya DAN

Analyse

"Ca me rappelle les déclarations de Ken Olsen le fondateur de Digital Equipment Corporation (DEC): "Qui achèterait un PC alors qu'il peut avoir un terminal ? "! Certains pourraient penser que le cloud computing n'est qu'un retour en arrière au temps du serveur central – mais c'est une vision beaucoup trop simpliste. Il y a certes des parallèles ....".


Alors que Google, Yahoo, Intel, Cisco ou AMD réduisaient leur personnel, Salesforce lançait en novembre 2008 une nouvelle campagne massive de recrutement. La crise économique est une aubaine pour ce pionnier du cloud computing, car ses clients, comme Merill Lynch, Citi ou Dell, cherchent avant tout à réduire leurs coûts en gérant leur relation clients à travers Internet et en louant la puissance informatique dont ils ont besoin: finis les achats de matériel, l'embauche d'administrateurs système ou les soucis de mise à jour des logiciels.
Ainsi, IDC prévoit qu'en 2009, les revenus du cloud computing augmenteront quatre à cinq fois plus que ceux des produits et services informatiques traditionnels.

Zuora déclare avoir économisé entre $ 0,5 et 1 million en employant uniquement des services cloud pour le lancement de ses propres services de paiement et de facturation en ligne: CVSDude pour la gestion de projet, Google Apps pour créer et partager les documents, vidéos et sites Web dédiés aux projets, Salesforce pour gérer les leads et les campagnes marketing.

Ce type de succès a incité les plus grandes sociétés du secteur comme IBM ou Microsoft à lancer des initiatives cloud en 2008. Larry Ellison, PDG d'Oracle, est lui loin d'être convaincu: « La définition du cloud computing évolue sans cesse pour qu'elle puisse inclure tout ce qui existait déjà avant sa prétendue apparition. L'industrie informatique est encore plus guidée par la mode que l'industrie de la mode elle-même. Tout ça est du charabia.».

Tim O'Brien, senior director chez Microsoft, confirme que le cloud computing est peu différent des courants technologiques précédents comme les services hébergés, mais qu'il permet tout de même de faire tourner beaucoup d'applications sur des petits ordinateurs peu onéreux au lieu de faire tourner beaucoup d'applications sur un seul gros ordinateur hors de prix.

Les consommateurs profitent des services cloud depuis de nombreuses années avec Google, ou Microsoft Hotmail. Mais les grandes entreprises, les universités ou les administrations n'aiment pas l'idée de perdre la main sur leurs données. Ils doutent de la sécurité et de la fiabilité des services cloud et craignent de s'engager avec un seul fournisseur.
Selon David Berling, éditorialiste à Information Week, certains experts pensent même que posséder et gérer ses logiciels et son hardware sur site est plus rentable à long terme. Mais les coûts IT sont parfois imprévisibles et il est plus confortable de ne pas avoir à gérer ces soucis.

« Les entreprises ne vont pas adopter les public clouds, mais vont se tourner vers les private clouds », c'est à dire utiliser les technologies cloud dans leurs propres centres de données, pense Sam Charrington, vice-président du marketing chez Appistry.

En tout cas, public ou privé, le cloud computing sera l'une des plus grandes tendances de l'année 2009.
Source : Mercury news sur Silicon Valley.com
Rédigé par Maya Dan le 06/02/2009 à 21:32

Analyse

Merril Lynch a récemment publié une note de recherche: “La guerre du Nuage: plus de $100 milliards en jeu” (07 Mai 2008). Les analystes prévoient que d’ici 2011, le volume du marché du Cloud Computing sera de $160 milliards, dont $ 95 milliards pour les applications de business et de productivité et $65 milliards pour la publicité en ligne. Les auteurs ont identifié 10 sociétés et 2 acteurs non conventionnels amenés à jouer les premiers rôles.
Le diagramme ci-après est une interprétation faite par Marcus Klems ( Chercheur à l’Université de Karlsruhe ) du positionnement marketing de chacun. Selon Markus Merrill Lynch a eu raison d’inclure Activision dans sa liste : si vous réussissez à gérer une base de 10 millions de joueurs dans un réseau distribué, vous méritez de jouer en Champions league.
Merril dans les 'nuages'
Rédigé par Maya Dan le 12/09/2008 à 14:04
La nouvelle tendance semble encore assez nébuleuse car comme pour le Web 2.0, tout le monde propose sa propre définition. Si le « Cloud » est bien une métaphore de l’Internet, que désigne l’association des deux mots ? Une première vision, étroite, consiste à la réduire à des serveurs virtuels accessibles par Internet. Dire que tout ce qui est au-delà du firewall est « dans le nuage », y compris l’externalisation classique, en donne une vision trop large.
Quel est le souci principal d’un service IT ? Pouvoir accroître la capacité et ajouter des fonctionnalités à la volée sans investir dans de nouvelles infrastructures, licences, ou formation de personnel.
Le Cloud Computing comprend tout service pay-per-use ou basé sur une souscription, qui, en temps réel, à travers Internet, étend les fonctionnalités IT existantes.
Galena Gruman et Eric Knorr d’Infoword classent le grand nombre de services proposés par des fournisseurs en 7 catégories.

1. SaaS
Ce type de “Cloud computing” fournit une application, à travers un navigateur, à des milliers de clients, en utilisant une architecture multi locataires. Le client n’a pas à investir dans des serveurs ni dans une licence logicielle et le fournisseur réduit ses coûts de maintenance. Exemples : Salesforce.com, Workday, Google Apps ou Zoho Office.

2. Utility computing ou Calcul à la demande
L’idée n’est pas nouvelle mais cette forme de « Cloud computing » connaît une nouvelle vie avec Amazon.com, Sun, IBM … qui proposent du stockage et des serveurs virtuels accessibles à la demande. L’usage actuel se limite à des missions non critiques mais il se peut que ces services remplacent pour partie les centres de données. D’autres fournisseurs proposent des solutions pour créer des centres de données virtuels depuis le serveur du service IT, comme 3Tera, Cohesive Flexible Technologies ou Liquid Computing, qui permettent de mailler mémoire, I/O, stockage et capacité de calcul au sein d’un centre de ressource virtuel accessible à travers le réseau.

3. Les Web services dans le nuage
En liaison étroite avec les SaaS, les fournisseurs de service Web proposent des API qui permettent aux développeurs d’exploiter des fonctionnalités à travers le net, plutôt que d’utiliser des applications complètes. Exemples : Google Maps, ADP payroll processing, the U.S. Postal Service, Bloomberg, Esker, ou même les services de traitement de carte bancaire.

4. Platform as a service
Variation des SaaS, ces environnements vous permettent de développer votre propre application, qui tourne ensuite sur les serveurs du fournisseur. Ces services sont limités par le design et les fonctionnalités choisies par le vendeur, mais vous pouvez vous appuyer sur leur prédictibilité et une pré-intégration. Exemples: Force.com de Salesforce.com, Coghead, NetFlex et le nouveau Google App Engine. Pour les développements extrêmement légers : Yahoo Pipes, Dapper.net

5. MSP (Managed Service Providers)
L’une des plus anciennes formes de Cloud computing: un Managed Service est basiquement une application visible par le service IT et pas par l’utilisateur final, comme les services de scan antivirus ou de contrôle d’application. Exemples: Managed security services de SecureWorks, IBM, Verizon, Antispam basés sur le net de Postini, récemment racheté par Google, Services de gestion du bureau comme CenterBeam ou Everdream.

6. Service commerce platforms
Cet hybride des SaaS et des MSP consiste en un Hub avec lequel interagissent les utilisateurs. Dans les environnements de commerce par exemple, ces systèmes peuvent fournir un service de bureau automatisé et virtuel (secrétariat, organisation des déplacements, gestion des dépenses).

7. Intégration Internet
L’intégration de services basés sur le nuage en est à ses premiers pas. Grand Central, qui voulait être un « bus universel » pour connecter les fournisseurs de SaaS et fournir des solutions d’intégration aux clients, s’est éteint en 2005. Aujourd’hui, OpSource et Workday sont actifs. Cependant, l’interconnexion reste rare au sein du nuage : le Cloud computing ressemble encore beaucoup à un « Sky computing », avec plusieurs nuages de services, isolés, que les clients IT doivent brancher individuellement. Ceci dit, avec la virtualisation et les SOA qui imprègnent les entreprises, l’idée de services couplés tournant sur une infrastructure agile et évolutive pourrait à terme faire des entreprises un nœud dans le nuage. Si cet horizon est très lointain, parmi les grandes tendances qui agitent le monde IT aujourd’hui, le Cloud computing est la plus difficile à contester à long-terme.
Rédigé par Maya Dan le 21/05/2008 à 18:40
SugarCRM vient de lever des nouveaux fonds à hauteur de $20 millions, ce qui porte à $46 millions son financement total jusqu’ici. Sugar est un vendeur CRM prometteur qui a une position originale sur le marché : son produit est Open source et les développeurs qui le souhaitent peuvent contribuer au code de base. Pour Denis Pombriant*, l’Open source ressemble à un retour en arrière : alors que de nombreux logiciels ondemand s’évertuent à dispenser les développeurs classiques de toute la complexité de systèmes opérationnels, des bases de données et du code, le mouvement Open source le livre à quiconque est intéressé … et cette communauté de personnes prospère.
Sugar semble être bien positionné pour être au cœur du débat logiciels ondemand versus logiciels traditionnels. Pourtant, Sugar a élégamment éluder la question en disant : « voici le produit, faites-en ce que vous voulez ». Le résultat est que certains clients ont choisi la version ondemand alors que d’autres ont choisi d’importer la technologie « chez eux ». Car ça semble incroyable aux yeux des défenseurs du ondemand, mais il y a encore des sociétés qui ne veulent pas faire confiance au « cloud computing » ou qui, du fait de règlementations, ont l’obligation de garder un contrôle étroit sur leurs données : La régulation bancaire ou les lois publiques, par exemple en Europe, peuvent imposer à certaines sociétés le lieu où doivent être stockées leurs données. Ce sera un problème majeur pour les vendeurs qui vont vouloir attaquer les marchés hors des USA.

Qui peut dire qu’il a raison ?

Beaucoup de sociétés essayent d’attraper le wagon des SaaS, mais il faut être attentif eux décisions qui sont prises pour savoir si ces sociétés vont être capables de faire le boulot.
1. Toutes les offres SaaS ne se valent pas. Il faut prendre en compte l’hébergement : l’étalon-or est plus précisément le centre de données miroir, sur lequel le système doit réaliser une copie exacte des données et qui doit prendre le relais en cas de panne, avec une rupture de service minimale. Mais peu de SaaS ont levé assez d’argent pour construire ces miroirs.
2. L’autre critère important est le fait de pouvoir faire fonctionner ensemble des systèmes multiples dans une configuration hétérogène.
Le débat n’est donc pas fini. L’idée d’un modèle de service centralisé unique est une possibilité mais le marché continue à explorer d’autres voies et la levée de fonds de Sugar démontre que cette exploration est encore intense. La métaphore des panneaux solaires peut ainsi s’appliquer dans ce débat: parfois, il y a des avantages à le faire soi-même.

* Denis Pombriant est le fondateur et le président de Beagle Research Group, une société de recherche et de conseil sur le marché du CRM et Ondemand aux Etats Unis. Ancien VP de Aberdeen Group il a été cité comme l'un des analyste les plus influents de l'industrie du CRM.
Rédigé par Maya Dan le 25/03/2008 à 12:30
Microsoft fait un nouveau pas vers sa vision du monde “Logiciel plus services”. Les compagnies d’hébergement en ligne pourront dorénavant offrir à leurs clients les caractéristiques des derniers outils Microsoft de collaboration et de communication: Sharepoint 3.0 et Exchanger Server 2007. L’update des deux packages d’hébergement : HMC (Hosted Messaging and Collaboration) et WBH (Windows Based Hosting) va permettre aux vendeurs d’améliorer leur offre à destination des PME, de se différencier et d’approfondir leurs relations avec leurs clients.
HMC 4 inclut un support pour les nouvelles fonctionnalités incluses dans Exchange 2007 dont une meilleure interopérabilité avec les appareils fonctionnant sur le client Windows Mobile, un meilleur filtrage mail, un support pour une architecture 64-bit plus efficace et une administration serveur role-based.
WBH 4.5 proposera un guide de déploiement de serveurs SQL en environnement hébergé. L’upgrade permettra également aux fournisseurs d’offrir des services Sharepoint de manière hébergée, dont une variété de versions “allégées” des applications Microsoft comme la gestion de projet, la gestion des congés, des outils sales et marketing, et un outil CRM. Ce dernier est une version réduite de CRM Live, également commercialisé auprès des PME comme partie de sa ligne d’applications business Microsoft. Pour rendre les choses encore plus confuses, CRM Live est également disponible comme service hébergé par un tiers ou par Microsoft lui-même.
Selon Microsoft, les deux applications CRM ne sont pas en concurrence car elles ont une politique de prix très différente: « Les besoins des clients sont variés et ils pourront choisir parmi une grande variété d’applications hébergées ou sous modèle de licence ». Ce type de décision peut être difficile à prendre pour le client puisque Microsoft aurait tendance à surtaxer les solutions hébergées pour protéger le business sous licence. Le client doit également s’assurer de la compatibilité de ses outils ERP sous licence avec la version hébergée de Sharepoint.
Rédigé par Maya Dan le 09/04/2007 à 18:53
Entretien avec Denis Pombriant* :2006
2006
C’est difficile à croire mais il est déjà temps de regarder en arrière et de mesurer l’exactitude de mes prédictions pour 2006 :
1. Accroissement du rythme de l’activité dans le CRM, particulièrement du fait de sociétés émergentes. Les difficultés rencontrées actuellement dans la Sylicone Valley pour recruter des employés marketing confirme cette orientation du marché.
2. Emergence de sociétés encore discrètes mais matures pour une éclosion. Parmi celles que j’avais mentionnées, deux se détachent : Rearden Commerce (gestion des dépenses salariales), qui vient de signer avec American Express et Communispace (gestion de communautés de clients). Un autre bon indicateur de cette tendance est le nombre de partenaires AppExchange : 157.
3. Concernant les mastodontes, je m’attendais à mieux. Il reste beaucoup de travail pour qu’Oracle fasse fonctionner ensemble les applications disparates qu’il a acquises. La déception est encore plus forte pour SAP, que je voyais dans une position idéale pour proposer de nouveaux produits et services à son immense base de clients, mais qui tarde à montrer des résultats probants.
4. Fin de la phase « révolutionnaire » du on-demand? En 2006, les applications d’entreprise on-demand ont continué à proliférer et sont devenues un pari sûr. Mais, nous en sommes encore au début de la montée en puissance. Salesfoce.com a mis Oracle et Microsoft dans son viseur avec AppForce, Appexchange et tout son écosystème. Ce combat de David contre Goliath semble plutôt bien engagé avec des annonces récentes de succès de l’offre d’intégration et de personnalisation et l’achat de technologies de développement et de déploiements, sans les composants CRM, par des clients certifiés. NetSuite a également annoncé son propre environnement de développement NetFlex et la construction d’une infrastructure.

* Denis Pombriant est le fondateur et le président de Beagle Research Group, une entreprise de recherche et de conseil sur le marché du CRM et Ondemand aux Etats Unis. Ancien VP de Aberdeen Group il a été cité comme l'un des analyste les plus influents de l'industrie du CRM , par CRM Magazine.
Rédigé par Maya Dan le 13/01/2007 à 22:48
Après les produits, ce sont les concepts qu’on numérote : après le web 2.0, voici le SaaS 2.0
Plusieurs surprises apparaissent quand on analyse l’émergence des SaaS : ce sont les grandes organisations qui ont été les plus rapides à les adopter, alors qu’elles sont normalement le plus lentes à se tourner vers les nouvelles technologies. Elles l’ont fait dans le but de réduire les coûts, principalement des applications verticales, souvent les plus chères. De plus, l’existence de relations préexistantes a été la considération la moins importante dans le choix de l’application. C’est pourquoi beaucoup de startups ont émergé et défient aujourd’hui les géants mondiaux. Le marché des SaaS devrait passer de 15 à 20 milliards de $ d’ici 2010, et représentera alors 15 % du marché des logiciels.
Que faire pour augmenter cette part ? Ne pas se contenter de fournir des logiciels, c’est à dire passer au SaaS 2.0. Le SaaS 2.0 consiste en une augmentation des efforts de proposition de services logiciels. Il implique une intégration plus grande des applications hébergées au sein des entreprises et est plus proche de la fourniture de services business avec une plateforme de services programmables qui chapeaute le tout. Le SaaS 2.0 implique une utilisation étendue des Architecture orientées services (SOA) et l’apparition de nouveaux acteurs : les SIP ou SaaS Integration Platforms qui seront des centres de solution qui partageront, distribueront et géreront les applications et qui occuperont une place d’intégrateur entre les services d’application et la plateforme hardware et software.
Rédigé par Maya Dan le 12/10/2006 à 19:29
Microsoft a confirmé sans surprise la sortie de sa solution on demand CRM 3.0 pour le 2ème trimestre 2007 et continuera à proposer sa version sous licence. Doit-on penser que cette nouvelle version bouleversera le paysage logiciel et que Microsoft pourra tirer profit de l’expérience de concurrents déjà en place ?
L’entrée plus qu’honorable de Microsoft sur le marché du on-demand (7000 clients, 180 000 utilisateurs) n’a pour l’instant pas ébranlé le secteur. De plus, la lenteur des lancements de Microsoft contraste fortement avec les cadences élevées des Google, Yahoo ou Salesfroce.com et les milliards investis dans le on-demand par un autre éléphant mondial : SAP. Si Microsoft n’accélère pas avant 2007, les concurrents se seront entre temps grandement étendus.
En l’espace de 5 mois, RightNow a acquis SalesNet, AppExchange de Salesforce.com a séduit un grand nombre d’entreprises et NetSuite a lancé sa version 11.0.
Alors que les temps de décision d’achat des clients se sont beaucoup réduits, Microsoft ne pourra peut-être pas se payer le luxe de s’inspirer dans un an de ce que les autres auront fait entre temps: L’avenir de Microsoft sur le marché on-demand se détermine dès aujourd’hui – pas en 2007.
Rédigé par Maya Dan le 02/09/2006 à 18:30
Beaucoup de travail est encore nécessaire avant que le On demand devienne le modèle dominant de l’informatique d’entreprise. Mais ce concept n’est plus une nouvelle idée : alors what’s next ? Je parie que nous rentrons dans l’ère de la plateforme.
La nouvelle plateforme sera plus beaucoup plus flexible : Hardware, systèmes d’exploitation et codes seront largement cachés de l’utilisateur. La plateforme concernera l’application, le service et l’utilisateur.
La plateforme est une conséquence directe du On demand. Elle consolide beaucoup des avancées des dernières années comme les Web services, le XML, SOAP et l’open source. En fait, beaucoup de sociétés semblent capables de délivrer de véritables solutions de plateforme.
Trois éléments seront essentiels pour être légitime :
Naturellement un mécanisme d’accès hébergé : il permettra notamment à des tiers, grâce à la synchronisation de la base client, de fournir des fonctionnalités additionnelles
Un « empilement » de services conventionnels comme un système d’exploitation, une base de données et un environnement de développement pour modifier les applications existantes et la création de nouvelles applications complètes
Une application « noyau » avec des outils de personnalisation pour que les clients puissent l’adapter à leurs besoins spécifiques
Dans un futur pas très lointain, je m’attends à voir des plateformes « verticalisées », pas à l’intention d’un marché particulier mais dédiées à différentes applications comme l’intelligence business, la génération de demande ou le call center. Si les outils sont adaptés, les clients pour choisir parmi les blocs proposés et les personnaliser selon leurs process. Pendant longtemps, nous avons parlé du problèmes d’îlots d’information isolés, résultants d’achats séparés d’applications, avec pour conséquence des département IT se consacrant en grande partie à intégrer l’ensemble, avec un temps réduit pour répondre aux demandes des différents départements. Quand ce n’était pas suffisant, ces derniers devaient remplir des formulaires ou développer des petites applications ou des bases de données connectées … à rien.
La plateforme permet d’envisager la standardisation à travers une unique boîte à outil pour tout faire. Alors les IT pourront consacrer plus de temps à leurs clients, car ils seront moins occupés à rappeler les vendeurs.
Maya DAN
Rédigé par Maya DAN le 18/04/2006 à 14:16
Analyse basée sur une discussion avec Denis Pombriant , principal manager de Beagle Research

SAP faisait peu de cas du marché On demand, face auquel il manquait de point d’entrée, jusqu’à ce que son ennemi numéro 1 acquiert une des premières solutions du marché.

Il y a deux ans, le PDG d’Oracle a estimé que, sans frein, SAP pourrait conquérir le marché des logiciels d’entreprise. En face, des compagnies de taille moyenne fabriquaient des solutions dans leur coin, avec les résultats que nous connaissons : projets d’intégration coûteux, explosion des délais, et marché juteux pour les intégrateurs. Les messages ventant le On demand ont su s’appuyer sur ce terreau fertile de mécontents. L’acquisition de JD Edwards par Peoplesoft, contrée par une acquisition hostile par Oracle, marqua la première escarmouche. Puis Siebel, décevant aux yeux de ses investisseurs, tomba également dans le giron d’Oracle, qui atteignait alors une masse critique suffisante pour contrer SAP (après consolidation).

Ces acquisitions par Oracle à peine terminées, SAP annonce le lancement de sa solution On demand. Et IBM de participer à la fête, en soulignant que IBM Global Services pourra aider SAP à concrétiser ses ambitions sur le marché hébergé grâce à son expertise en On demand et CRM. On en a finalement oublié que l’expertise de IBM vient en grande partie de son expérience en hébergement et promotion de Siebel On demand !

Une bataille de longue haleine
Siebel et SAP se battent depuis longtemps pour la suprématie sur le marché du CRM, allant jusqu’à remettre en cause les parts de marchés du concurrent et ses méthodes comptable. Chaque année, pendant la « saison folle », analystes et RP des 2 compagnies essaient de convaincre les investisseurs qu’il ont augmenté leurs bénéfices et leur nombre d’utilisateurs, en utilisant des calculs souvent opaques, ce qui augmente l’intérêt comique de ces sacres d’opérette. Il en est de même pour Oracle et SAP sur l’ERP.

Tout est devenu clair la semaine dernière quand SAP s’est dressé avec son nouvel ami IBM face à son ennemi Oracle, maintenant consolidé. On dit que la nature n’aime pas le vide et que quand un des acteurs est sur le point de développer, l’autre réagit pour rétablir la balance. Les grands marchés matures demandent de l’équilibre, des concurrents bien identifiés, des produits et services concurrents très similaires, même si les offres s’articulent de manières différentes pour gagner des parts de marché. Quelques niches restent ouvertes car on ne peut jamais tout recouvrir.

Forcer le sort
SAP ne pouvait donc plus ignorer le marché du On demand malgré sa préférence marquée pour la vente de produits traditionnels à destination des départements IT des grandes compagnies. Si vous étudiez ce qui a été annoncé par SAP (juste une automatisation de la force de vente), et le faible investissement sur l’architecture d’hébergement, vous comprenez que SAP essaie juste de mettre Oracle échec et mat sur le marché du CRM. Pendant que les deux sumos s’écharpent sur le ring, Salesforce.com, NetSuite, RightNow, et d’autres compagnies émergentes pourraient être les vrais gagnants, en offrant des solutions complémentaires qui aideront le marché à croître à la marge. Ils pourraient même prendre leur place.
SAP et Oracle se trouvent en fait dans une situation sans vainqueur possible.
Maya DAN
Rédigé par Maya DAN le 16/02/2006 à 16:08
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